La larme pointe au coin de l\u2019\u0153il pour certains qui admettent que c\u2019\u00e9tait \u00ab plus qu\u2019une distribution de paniers alimentaires \u00bb.<\/p>\n
\n\u00ab Quand on n\u2019a pas d\u2019argent, on fait une croix sur les loisirs, les sorties, les restaurants, le sport, alors ici, c\u2019\u00e9tait ma sortie de la semaine. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n
\u00ab Dans le malheur, on a fait du bonheur \u00bb, r\u00e9sume Josiane*, 59 ans. B\u00e9n\u00e9ficiaire depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, elle est venue avec ses deux petites filles de 8 ans et 3 ans, comme elle en a l\u2019habitude, chaque fois qu\u2019elles viennent en vacances. \u00ab Ici, ils les ont vues na\u00eetre \u00bb, rapporte celle qui r\u00e9side \u00e0 Glanville, un village de 300 \u00e2mes.<\/p>\n
Solidarit\u00e9 et dignit\u00e9<\/h2>\n M\u00eame son de cloche du c\u00f4t\u00e9 des b\u00e9n\u00e9voles qui y trouvaient aussi leur compte. En atteste S\u0153ur Th\u00e9r\u00e8se, 85 ans, b\u00e9n\u00e9vole et franciscaine \u00e0 la communaut\u00e9 Saint-Fran\u00e7ois d\u2019Assises, \u00e0 Deauville.<\/p>\n
Habitu\u00e9e \u00e0 donner de son temps dans des associations caritatives, elle appr\u00e9cie le caract\u00e8re \u00ab familial \u00bb de l\u2019association deauvillaise. \u00ab Il y a une esp\u00e8ce d\u2019entraide plus qu\u2019ailleurs \u00bb entre les b\u00e9n\u00e9voles.<\/p>\n
L\u2019image d\u2019Epinal de l\u2019aide qui place une main au-dessus de l\u2019autre a c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 des rapports plus horizontaux, o\u00f9 la dignit\u00e9 et la solidarit\u00e9 priment.<\/p>\n
Et de souligner l\u2019entente \u00ab fraternelle \u00bb avec les b\u00e9n\u00e9ficiaires. \u00ab Je crois que \u00e7a d\u00e9pend de comment on regarde les gens \u00bb, raconte celle qui est parvenue \u00e0 pr\u00eater une oreille attentive aux diff\u00e9rents r\u00e9cits de vie, sans jamais juger.<\/p>\nVid\u00e9os : en ce moment sur Actu<\/figcaption><\/figure>\n\n\u00ab \u00c7a passe bien, parce qu\u2019ils sentent bien le regard qu\u2019on porte sur eux. \u00bb<\/p>\nS\u0153ur Th\u00e9r\u00e8se<\/footer>\n<\/blockquote>\n\n <\/div>
Les b\u00e9n\u00e9voles ont pris leurs habitudes au vestiaire de l\u2019association Saint-Vincent-de-Paul \u00e0 Deauville. Les v\u00eatements y sont vendus pour quelques euros symboliques. \u00a9Laura BAYOUMY<\/figcaption><\/figure>\nIci, on prend donc soin de la dignit\u00e9 de chacun et c\u2019est ce pourquoi Josiane, 59 ans, n\u2019a pas fui, y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es. Dans une situation financi\u00e8re inextricable, elle avait pouss\u00e9 la porte des Restos du C\u0153ur avant de se raviser. <\/p>\n
Comme elle, Cyrille, aussi demandeur d\u2019emploi, a d\u00fb se r\u00e9soudre \u00e0 demander de l\u2019aide, il y a un an.<\/p>\n
\n\u00ab Avec environ 1 000 \u20ac de revenus et l\u2019inflation et bien \u00e7a soulage ! \u00c7a n\u2019est vraiment pas une aide n\u00e9gligeable. Heureusement qu\u2019ils sont l\u00e0, \u00e7a va \u00eatre compliqu\u00e9 apr\u00e8s. \u00bb<\/p>\n