\u00ab\u2009Il y a cette question\u2009: la danse est-elle un sport\u2009? On a demand\u00e9 au Comit\u00e9 olympique, et oui, c\u2019est un sport. D\u2019ailleurs le hip-hop \u00e9tait aux Jeux olympiques de 2024\u2009\u00bb, insiste Agn\u00e8s Vergez, directrice artistique de ce festival qui propose trois grandes expositions autour du monde de la danse. On suit le guide.<\/p>\n
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G\u00e9rard Uf\u00e9ras plonge dans le monde des ballets<\/h2>\n \u00ab\u2009Je ne me consid\u00e8re pas comme un photographe de ballet, ni de danse. Je viens plut\u00f4t de la photographie humaniste\u2009\u00bb, d\u00e9bute G\u00e9rard Uf\u00e9ras, devant ses photographies expos\u00e9es au Hangar, prises \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra national de Paris, au Bolcho\u00ef \u00e0 Moscou, et \u00e0 la Scala de Milan. Anim\u00e9 par sa curiosit\u00e9, il a travaill\u00e9 pendant 13 ans dans toute l\u2019Europe, sur le monde de l\u2019op\u00e9ra, tout en \u00e9vitant la danse. \u00ab\u2009Comme tout le monde, j\u2019ai des a priori idiots. Je trouvais que le ballet \u00e9tait une discipline vieillotte. Surtout que la premi\u00e8re fois que j\u2019avais travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris, en 1988, il \u00e9tait dirig\u00e9 par Rudolf Noureev qui avait beaucoup d\u2019autorit\u00e9. Il r\u00e9gnait une atmosph\u00e8re avec peu d\u2019oxyg\u00e8ne pour un photographe\u2009\u00bb.<\/p>\n\n <\/div>
\u00ab\u2009Les yeux dans les \u00e9toiles\u2009\u00bb avec G\u00e9rard Uf\u00e9ras. \u00a9Marie-Madeleine REMOLEUR<\/figcaption><\/figure>\nEt pourtant, bien des ann\u00e9es plus tard, quand L\u2019Express<\/i> lui propose de faire un sujet sur le ballet de l\u2019Op\u00e9ra de Paris, il s\u2019ex\u00e9cute, et ouvre sans le savoir un nouveau chapitre \u00e0 sa vie de photographe. \u00ab\u2009J\u2019avais fait trois jours de reportage, j\u2019avais deux photos et je ne voulais pas qu\u2019elles soient orphelines, donc j\u2019avais propos\u00e9 \u00e0 G\u00e9rard Mortier qui venait d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 directeur de monter un projet\u2009\u00bb.<\/p>\nVid\u00e9os : en ce moment sur Actu<\/figcaption><\/figure>\n\n
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Pendant un an, il photographie alors le ballet de l\u2019Op\u00e9ra de Paris. \u00ab\u2009Je me suis rendu compte que les danseurs avaient chang\u00e9, ils \u00e9taient ouverts sur le monde d\u2019aujourd\u2019hui, il n\u2019y avait plus cette atmosph\u00e8re \u00e9touffante\u2009\u00bb, raconte-t-il. Ce premier pas, sera suivi par une carte blanche avec le Bolcho\u00ef, et sa \u00ab\u2009folie\u2009\u00bb si particuli\u00e8re. \u00ab\u2009Je suis tomb\u00e9 en amour pour les danseurs du Bolcho\u00ef\u2009\u00bb. Obs\u00e9d\u00e9 par son envie d\u2019y revenir, il finira par y arriver, apr\u00e8s avoir photographi\u00e9 les danseurs de la Scala de Milan. \u00ab\u2009Ce n\u2019est pas un travail sur la danse, c\u2019\u00e9tait une immersion dans un monde de gens passionn\u00e9s\u2009\u00bb, conclut-il, avec \u00e9merveillement.<\/p>\n\n <\/div>
\u00ab\u2009Les yeux dans les \u00e9toiles\u2009\u00bb avec G\u00e9rard Uf\u00e9ras. \u00a9Marie-Madeleine REMOLEUR<\/figcaption><\/figure>\nDe corps en mouvement avec Steve Korn<\/h2>\n Au c\u0153ur du Hangar, d\u2019autres photos de corps en mouvement c\u00f4toient les danseurs de G\u00e9rard Uf\u00e9ras. Ceux de Steve Korn. \u00ab\u2009On l\u2019a d\u00e9couvert un peu au hasard sur Instagram. On trouvait ses photos absolument magiques\u2009\u00bb, raconte Agn\u00e8s Vergez qui pr\u00e9sente cette exposition avec notamment sa s\u00e9rie Ghosts <\/i>sur laquelle il travaille depuis pas loin de 10 ans.<\/p>\n\n
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\u00ab\u2009Pour comprendre cette exposition unique, spirituelle et inspirante, il faut se rapprocher du personnage. Avant d\u2019\u00eatre photographe, Steve Korn est musicien. Quand il joue de la musique, des images lui viennent, c\u2019est comme cela qu\u2019il est venu \u00e0 la photographie\u2009\u00bb. Des images \u00ab\u2009tr\u00e8s fugaces\u2009\u00bb, qui \u00ab\u2009s\u2019envolent tr\u00e8s vite\u2009\u00bb, qu\u2019il saisit et retient. \u00ab\u2009C\u2019est ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 ces formes extr\u00eamement esth\u00e9tiques, avec cette lumi\u00e8re extr\u00eamement l\u00e9ch\u00e9e qui mettent en valeur tout en le cachant le corps, le geste\u2009\u00bb.<\/p>\n\n <\/div>
L\u2019exposition de Steve Korn au Hangar, \u00e0 Deauville. \u00a9Marie-Madeleine REMOLEUR<\/figcaption><\/figure>\nDes \u00e9toiles dans un d\u00e9cor en chantier avec Sylvie Lancrenon<\/h2>\n Sur les Lais de mer, en grand format, ce sont des corps et des d\u00e9cors qui attirent l\u2019\u0153il avec les photographies de Sylvie Lancrenon. \u00ab\u2009Je suis tomb\u00e9e amoureuse d\u2019un escalier de l\u2019h\u00f4tel Lotti \u00e0 Paris qui \u00e9tait en travaux, c\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e de faire un projet avec les danseurs de l\u2019Op\u00e9ra de Paris que je ne connaissais absolument pas. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s g\u00e2t\u00e9e, ils m\u2019ont dit oui\u2009\u00bb, raconte la photographe qui se souvient\u2009: \u00ab\u2009Tout s\u2019est fait en cinq jours, un peu chaotiquement, mais c\u2019\u00e9tait une merveilleuse aventure\u2009\u00bb.<\/p>\n\n <\/div>
L\u2019exposition de Sylvie Lancrenon sur les Lais de mer. \u00a9Marie-Madeleine REMOLEUR<\/figcaption><\/figure>\nLoin de leurs murs habituels, en lumi\u00e8re naturelle, les danseurs ont jou\u00e9 le jeu, exp\u00e9rimentant \u00ab\u2009le b\u00e9ton au sol\u2009\u00bb, un d\u00e9cor en chantier, fait de papiers peints d\u00e9chir\u00e9s, les sortant de leur cadre plus acad\u00e9mique. \u00ab\u2009Je ne voulais pas que \u00e7a soit trop classique\u2009\u00bb, assure-t-elle. Parmi les corps en mouvement, dessinant une v\u00e9ritable chor\u00e9graphie, on retrouve Marie-Agn\u00e8s Gillot, \u00e9toile du ballet de l\u2019Op\u00e9ra de Paris qui a ouvert son \u00e9cole de danse \u00e0 Houlgate. \u00ab\u2009C\u2019est une danseuse qui aime la folie. Elle m\u2019a demand\u00e9 si elle pouvait faire ce qu\u2019elle voulait, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 une explosion\u2009\u00bb.<\/p>\n
Jusqu\u2019au 6 septembre, \u00e0 Deauville. Gratuit.<\/p>\n
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Par Marie-Madeleine Remoleur Publi\u00e9 le 10 ao\u00fbt 2026 \u00e0 18h10 Enregistrer Partager Pour prolonger l\u2019esprit de la seconde \u00e9dition de \u00ab\u2009Deauville sur Pointes\u2009\u00bb qui vient de s\u2019achever, un autre festival propose de plonger dans le monde de la danse, par l\u2019image. Au c\u0153ur des expositions de la seconde \u00e9dition du Deauville Sport Images Festival, trois … Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8180,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-8179","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-article-sur-le-theme"],"yoast_head":"\nPour le Deauville Sport Images Festival, trois photographes posent leur regard sur la danse et ses \u00e9toiles - DEAUVILLE-INFO<\/title>\n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n\t \n\t \n\t \n