Val-de-Reuil : l’incroyable aventure des clowns au Népal primée au festival de Deauville

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VAL-DE-REUIL - Clowns Les Petits Mains - Népal - Film
Pascal Dordain (à gauche) et Jérôme Revel présentent leur prix du Deauville Green Awards. ©La Dépêche de Louviers – Pierre CHOISNET

Les 7 et 8 juin derniers avait lieu le Deauville Green Awards, festival primant les films responsables autour de la transition écologique et sociale. À cette occasion, l’association Les Petites Mains, basée à La Factory de Val-de-Reuil, a été primée en deuxième position grâce à son film Au-dessus d’en haut, dans la catégorie « Documentaires solidarité et humanité ». Jérôme Revel, à l’origine du projet, revient sur cette extraordinaire aventure.

En tout, 500 films regroupés dans 15 catégories étaient en compétition. Et le film des Petites Mains s’est distingué. L’association revient avec La Dépêche de Louviers sur son voyage au Népal et sur ce prix qui vient récompenser un investissement bénévole pour divertir des enfants.

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Enfants hospitalisés des Feugrais

À la base, l’association Les Petites Mains a été créée en 2019 par Jérôme Revel, clown professionnel. Elle intervient chaque jeudi dans le service pédiatrique de l’hôpital des Feugrais, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf en proposant des spectacles de clowns aux enfants malades. Objectif : leur apporter un peu de joie et leur faire oublier leurs souffrances. L’association est présidée depuis deux ans par Pascal Dordain, éducateur spécialisé à la retraite. Elle se finance grâce à une aide de 10 000 € par an du Rotary club d’Elbeuf.

VAL-DE-REUIL - Clowns Les Petits Mains - Népal - Film
Jérôme Revel avec les enfants du village de Taksera, au Népal, dont le film « Au-dessus d’en haut » a reçu la deuxième place au festival Deauville Green Awards, dans la catégorie « solidarité et humanité ». ©Les Petites Mains

Premier voyage au Népal

Jérôme Revel a créé Les Petites Mains après un voyage au Népal en 2015. « J’avais joué plusieurs spectacles dans des hôpitaux ou des orphelinats. C’était juste après le séisme qui a frappé le pays en avril 2015 », se souvient-il. Sur place, l’artiste au grand cœur a fait une rencontre qu’il n’oubliera jamais :  « J’ai visité un orphelinat qui accueillait des femmes et des enfants malades du Sida. Et quand je partais, une petite fille m’a attrapé la main et m’a dit dans un anglais approximatif « come again » [reviens]. » C’est de la petite main de cette fillette d’où vient le nom de l’association. « Après ça, je savais que je repartirais là-bas », glisse Jérôme Revel. Une promesse personnelle renforcée par la demande de son guide, Suman, de venir se produire dans son village natal, Taksera, dans la partie ouest du Népal. « Ces deux promesses se sont installées en moi. Il fallait qu’elles se concrétisent. » 

Tournage du documentaire

Une discussion en 2018 avec son amie Charlène Damour aboutit à la préparation d’un nouveau voyage. Du 31 juillet au 8 septembre 2019, Jérôme Revel est retourné au Népal, accompagné de Charlène Damour, Julie Piednoir et Luc Piednoir. Ce dernier, vidéaste, a pris ses caméras avec lui afin de réaliser un film sur cette incroyable aventure. Jérôme Revel et Julie Piednoir étaient les deux clowns qui faisaient rire les enfants.

Le groupe est resté une semaine à Katmandou, la capitale du Népal. Il est notamment retourné dans l’orphelinat des personnes malades du Sida. Mais la petite fille qui voulait que Jérôme revienne n’était plus là… Les quatre Français sont ensuite allés à Taksera pour y jouer deux fois le spectacle, d’abord devant 250 enfants, puis devant tout le village, soit environ 500 personnes. Le groupe a ensuite rejoint, durant trois semaines, cinq autres villages dans les montagnes. Puis, il y a eu le retour à Katmandou, une réception à l’ambassade de France et le retour dans l’avion.

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Récompense

L’arrivée du Covid-19 au début de l’année 2020 a compliqué l’étape du montage du film. Il fallait décortiquer et assembler plus de 2 To de données. Au-dessus d’en haut (film d’environ 1 heure) est finalement sorti en décembre 2021 et la première projection publique a eu lieu au cinéma Les Arcades.

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« Une amie a inscrit le film au festival de Deauville. Et le 7 juin, avec Charlène, nous allions le défendre devant le grand jury. On ne s’attendait pas à gagner », confie Jérôme Revel. Il poursuit : « Cela récompense notre travail bénévole,  mais surtout tous les enfants que nous avons rencontrés. » 

Le documentaire a coûté près de 8 000 € et aucun des quatre n’a touché un centime. Leur souhaite sera de se faire acheter les droits par une chaîne de télévision. « Ça nous permettrait de donner de la visibilité à ce film et à notre association et de financer nos actions », conclut Pascal Dordain.

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