La cérémonie d’ouverture du Festival du cinéma américain de Deauville : on y était

Le réalisateur américain Jerry Schatzberg et Guillaume Canet sur le tapis rouge du Festival du cinéma américain. (Deauville, le 1er septembre 2023.) LOIC VENANCE / AFP

La 49e édition du Festival du film américain de Deauville s’est ouverte ce vendredi dans un contexte marqué par la grève des scénaristes et acteurs à Hollywood.

Le ciel est gris en ce premier jour de septembre, à Deauville. Quelques éclaircies pointent aux alentours de 18 heures. Cela tombe bien, c’est le moment pour des têtes bien connues du cinéma de faire leur entrée sur le tapis rouge du Festival du Cinéma américain. Aux abords du Normandy, emblématique hôtel du groupe Barrière, on scrute les allées et venues, tentant de repérer le visage de celles et ceux à qui l’on connaît trop bien la filmographie. Cette année pourtant, les passants auront dû calmer leurs ardeurs. La faute à la grève qui paralyse Hollywood depuis la mi-juillet.

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Alors que l’on s’attendait à voir Natalie Portman, Jude Law, Peter Dinklage (Tyrion Lannister dans Game Of Thrones) ou encore Joseph Gordon-Levitt… Que nenni ! La 49e édition du festival se fera sans eux. À défaut, certains passants s’en sont allés faire un tour place du Marché, à quelques pas de là, où Nicolas Sarkozy était ce vendredi en dédicaces à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage Le temps des combats.

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Fort heureusement, Emilia Clarke, autre star de Game of Thrones, est attendue sur les planches dimanche. Pour le plus grand bonheur des fans et de Bruno Barde, directeur de la manifestation normande. En attendant l’arrivée de la Britannique, on sirote le cocktail aromatique au jus de concombre et sirop de Shiso, dans l’ambiance feutré et tamisé du bar du Normandy. «Il a été concocté par le Chef barman du Fouquet’s New York», se plaît-on à nous souligner. Comme un clin d’œil au dernier-né du groupe Barrière, à un bloc de L’Hudson River, on fait venir l’Amérique en Normandie.

French touch

Boudé par Hollywood, Deauville a dû rectifier le tir et surtout miser sur ses stars françaises : Guillaume Canet préside le jury du Festival, qui devra départager les 14 films en compétition ; Judith Godrèche va y dévoiler sa série semi-autobiographique pour Arte Icon of French Cinema ; quand Luc Besson présentera ce samedi Dogman au lendemain de sa première à la Mostra de Venise.

Ce vendredi, on a tout de même pu compter sur la présence du musicien et francophile Kyle Eastwood – fils de Clint. Sur la scène du Palais des Congrès, l’Américain a ouvert le Festival en beauté en jouant en live deux morceaux de son dernier album Eastwood Symphonic, hommage aux plus grandes musiques des films de son père. Plus tard, Guillaume Canet a pris le relais au micro. Lui aussi pour célébrer un homme : Jerry Schatzberg, qui lui a offert le rôle de Daniel Moulin en 2000 dans The Day the Ponies Come Back. Il avait alors 27 ans. «Je rêvais devant ses films, tout petit», s’est livré le Français, encore reconnaissant.

Essayant de ne pas lire son texte, Canet se remémore sa rencontre – presque manquée – à New York avec le réalisateur de Portrait d’une enfant déchue (1970). Il le décrit comme «un ami, un père spirituel». Avant d’offrir un joli moment de cinéma en escortant Jerry Schatzberg, 96 ans, jusqu’à la scène et son prix d’honneur. Le tout sur du Bob Dylan.

Après quoi, l’édition a laissé place à la projection du film Le Jeu de la Reine de Karim Aïnouz, ou l’histoire de Catherine Parr (interprétée par Alicia Vikander), sixième femme du roi Henri VIII (Jude Law) au destin romanesque. Le long-métrage raconte le parcours de cette souveraine, qui aura passé sa vie à déjouer les pièges de son entourage, de la cour et de son mari sanguinaire… Presque de quoi faire taire l’appétit du public, tandis que les aiguilles de la montre tournent.

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Au dîner, débuté aux alentours de 23 heures, le menu est à l’heure marine. Aux 500 couverts, on apporte vite homard breton poché et pavé de bar rôti. Puis, en dessert, un peu de pop-corn au caramel. Si le festival de Deauville n’est cette année pas calé sur le même fuseau horaire que Hollywood, la passion pour le cinéma prime toujours.

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