Festival de Deauville : face à son public, Luc Besson parle de son amour pour le cinéma

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Dimanche 3 septembre 2023, une rencontre avec le cinéaste Luc Besson était organisée par le festival du cinéma américain de Deauville (Calvados). 
Dimanche 3 septembre 2023, une rencontre avec le cinéaste Luc Besson était organisée par le festival du cinéma américain de Deauville (Calvados).  ©M.-M. Remoleur / Le Pays d’Auge

Pour la rencontre avec Luc Besson orchestrée par le festival du cinéma américain de Deauville (Calvados), le public était là pour parler cinéma ! « Nous souhaitons que cette conversation soit essentiellement tournée vers le cinéma », annonce l’animateur, balayant d’un revers de la main l’autre actualité du cinéaste français, visé par des accusations de viol écartées par la Cour de cassation en juin dernier

Après la standing ovation de plusieurs minutes offerte la veille par les festivaliers venus découvrir son nouveau film Dogman, ce format de rencontre était l’occasion pour son public d’écouter l’homme de cinéma.

« Une conversation autour du partage, de la filiation, de la transmission« , ponctuée d’anecdotes et de coups de cœur partagés pour de grands films, réalisateurs et acteurs. 

L’imagination, le moteur de sa création 

« Chaque metteur en scène est très démuni quand il termine un film. On est dans la plus grande période de doute, on espère juste que des gens vont l’aimer », reconnait le réalisateur, à propos de la sortie de son dernier film où l’acteur Caleb Landry Jones interprète un enfant, meur­tri par la vie, qui trou­ve­ra son salut grâce à l’amour que lui portent ses chiens. « Caleb s’est nourri pour être Dogman, c’est un bonheur de travailler avec un acteur de ce calibre », confie le réalisateur.

Au fil des échanges et des anecdotes sur ses films, la direction d’acteurs, ses personnages féminins ou encore la musique, le cinéaste et producteur n’a pas caché son amour pour la création.

Ma passion, c’est de fabriquer, je ne regarde pas trop derrière. On a tous cette toute petite part de liberté qu’on essaye tous d’arracher à la société. Pour moi, elle se passe entre 4 h 30 et 7 h le matin, où je me fais un thé, je me mets un peu de musique, je m’en vais dans d’autres univers et je cherche avec ce muscle, l’imagination, que j’ai développé il y a très longtemps. C’est ma vie ce moment-là, si on m’enlève ça, je meurs.

Luc Besson

Une imagination et une création qu’il ne veut plus lâcher, depuis son enfance très solitaire. « Je ne sais rien faire d’autre », répond-il quand on lui demande pourquoi il filme. 

Luc Besson entouré de l'équipe du film Dogman.
Luc Besson entouré de l’équipe du film Dogman. (©M.-M. Remoleur / Le Pays d’Auge)

Le spectateur 

« Quand mon premier film Le Dernier Combat est sorti, j’ai lu un article qui citait trois films en référence qui m’ont inspiré. J’ai été les louer pour voir ce que c’était, je remercie le journaliste, car c’était trois bons films ». 

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S’il raconte n’être devenu cinéphile qu’il y a une quinzaine d’années, Luc Besson n’a pas caché son amour pour le cinéma, comme spectateur, évoquant ses premières « claques » cinématographiques, comme Vol au-dessus d’un nid de coucou de Miloš Forman et 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Au fil des questions, il a évoqué également son amour pour Forrest Gump de Robert Zemeckis, Bienvenue Mister Chance de Hal Ashby ou encore Le Guépard de Luchino Visconti. « J’ai pris une claque ! Rien que pour les trois premiers plans, c’est de l’orfèvrerie ». 

Des émotions du cinéma qu’il aime ressentir et partager, comme pour Dogman. « Le point de départ de Dogman, c’est cette souffrance que nous avons tous en commun », commente-t-il, reconnaissant que « l’art est l’une des meilleures échappatoires« . Et insiste : « Pour moi, la magie de l’art c’est cette émotion qui va se transformer et se transporter parfois pendant des siècles ». 

Pendant ce temps-là sur la plage…

Comme l’a dévoilé Libération, publiant une photo sur son compte Instagram, une action coordonnée du collectif « Tapis rouge colère noire » a été menée ce week-end. Dans la nuit de samedi à dimanche, des slogans ont été tapissés, notamment aux festivals de Venise et de Deauville, pour montrer leur mécontentement face à l’invitation de personnalités du cinéma visés par des plaintes pour viol. A Deauville, le slogan « Un non-lieu n’est pas une preuve d’innocence » a été collé sur le poste de secours, sur la plage. 

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