Deauville. En probation pour avoir tenté un jeu sexuel

« J’ai honte de moi, du mal a en parler. » Cet homme de 32 ans, au tribunal de Lisieux, ce jeudi 14 septembre 2023, est particulièrement mal à l’aise lors de l’énoncé des faits.

Le 16 mai 2023, alors qu’il travaille régulièrement avec une commerçante de Deauville (Calvados), il lui demande de passer chez lui vers 18 h, pour régler une ceinture. Il l’a conduit dans sa cave et lui demande de mettre les mains derrière le dos. C’est alors que la jeune femme s’aperçoit qu’il veut lui lier les mains avec un collier de serrage. Elle quitte aussitôt les lieux et dépose plainte sur les conseils d’une amie qui lui explique la potentielle gravité de cette situation.

« C’était pour s’amuser »

Il était interpellé le lendemain et le lien retrouvé dans l’un de ses tiroirs. « J’ai eu une pulsion, je voulais l’embrasser. C’était pour m’amuser, rigoler avec elle. J’ai vu ça dans des films pornos. Elle ne voulait pas, alors j’ai arrêté , explique le prévenu au président qui tente de lui faire expliquer son geste. Si vous aviez réussi à lui attacher les mains dans le dos qu’est ce qui se serait passé ? Vous vouliez avoir un rapport sexuel ? » L’homme répond : « Oui, si elle avait été d’accord. »

Ce jour-là, il avait bu six bières, expliquant qu’après l’arrêt du cannabis il y a deux ans il était devenu alcoolique. « Je n’étais pas moi-même. » Pour le président, « l’alcool n’explique pas tout ». Inconnu jusqu’alors de la justice, le prévenu a été vu par un par un psychiatre qui évoque « une désorganisation psychotique et un refuge dans l’alcool » d’un homme « introverti, inhibé » ayant « une fragilité identitaire et des désirs violents ».

Des faits difficiles à qualifier

Présente au tribunal la victime ne demande pas réparation. « Si mon amie ne m’avait pas parlé, je ne serais pas allée plus loin. » Pour le procureur « les faits sont suffisamment rares pour être difficile à qualifier. Il n’y a pas d’agression sexuelle, pas de séquestration car c’est elle qui avait fermé la porte. » Il retient les violences pour ce qu’il nomme « un guet-apens, avec un arrière-fond sexuel ».

L’avocate de la défense ne nie pas la peur occasionnée par les faits. « Il a élaboré un scénario, un jeu amoureux. Il a cru à une forme de réciprocité. Quand elle dit non, il arrête. Il a entendu le non. » Elle parle d’un homme « souffrant de solitude, handicapé des relations amoureuses ».

Le tribunal a condamné son client à 6 mois de prison avec un sursis probatoire de 2 ans avec obligation de soins, interdiction de contact avec sa victime et de détenir une arme pendant deux ans.

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