Dix-huit ans déjà. Le festival du cinéma américain de Deauville (Calvados) a atteint l’âge de la majorité. Pour fêter l’événement, il s’offre un écrin, le Centre international de Deauville.
C’est là que désormais se dérouleront toutes les festivités du rendez-vous cinématographique de septembre. C’est un équipement décrit comme « vaste et beau, majestueux et accueillant » pour préserver le front de mer, il a été construit majoritairement sous terre et surtout doté des dernières performances techniques ce qui suscite l’admiration générale.
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On frôle l’émeute
Si le ruban a été officiellement coupé par Anne d’Ornano et Diane Barrière, Clint Eastwood a été choisi pour inaugurer le Centre international de Deauville. À la tombée de la nuit, le samedi 5 septembre, 3 000 personnes se pressent aux portes de l’auditorium Michel-d’Ornano, qui n’en peut accueillir que 1 500. On frôle l’émeute.

Habitué de Deauville pour y être déjà venu en 1980, Clint Eastwood prend rapidement ses marques. On le voit tôt le matin courir sur la plage. Il fréquente les bons restaurants. La star honore aussi tous ses engagements, apparemment sans fatigue.
À 62 ans, qu’on se le dise, l’acteur est bien dans sa peau.
Je n’ai pas de problème avec le temps qui passe, confie-t-il lors de sa conférence de presse. Tant qu’on sait évoluer, la vie donne une maturité magnifique.

Rebecca de Mornay apporte au festival la première touche de charme, que tout le monde attendait. Elle est jolie, parle couramment français, filme tout ce qui se passe à portée de sa caméra. Mais à l’écran, cet ange se transforme en gardienne d’enfants démoniaque. C’est ce que montre le film de Curtis Hanson La main sur le berceau, qui fait passer quelques frissons chez les spectateurs.
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Une nuit étoilée
Pour fêter la mise en service de son Centre international, Deauville s’offre le mercredi 9 une deuxième fête, encore plus prestigieuse. Baptisée La nuit des étoiles, la soirée mérite amplement son titre. Pas moins de 17 invités d’honneur posent pour la photo.
Parmi eux, Cyd Charisse, Jack Lemmon, Claudette Colbert, James Coburn, Joseph Mankiewicz, Brian de Palma, Robert Duvall, Arlene Dahl, Michael York… Sans oublier l’astronaute Buzz Aldrin. Tous reçoivent en souvenir un morceau des vraies Planches de Deauville.

Le Monde souligne que le festival est « sur le chemin de l’indépendance ». Le quotidien évoque l’amorce d’un tournant : » Vitrine promotionnelle des grands studios américains pour le lancement de leurs films en France, Deauville est aussi, singulièrement cette année, l’occasion de découvrir le cinéma indépendant : des œuvres très diverses, mais qui ont dû suivre un chemin similaire pour exister. »
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