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« Un jour, j’ai pris refuge sur la plage, et je n’ai plus jamais relevé la tête », confie Cloé Harent. Pour ses deux mois de résidence en Normandie, pour le festival Planches contact, cette jeune photographe a gardé les yeux rivés vers le sable, les coquillages et autres créatures marines pour donner naissance à cette série mettant en lumière à la fois la puissance et la fragilité de la biodiversité présente sur les estrans normands.
Un projet qui a séduit le jury du tremplin jeunes talents qui lui a remis le prix, samedi soir. « Derrière les belles images et cet écran de beauté, il y a de vraies réflexions. C’est ça que je recherche, des explorations et une analyse qui se traduisent de manière poétique, transformer un propos purement documentaire en un propos d’artiste », commente de son côté Laura Serani, directrice artistique du festival.
Des « micro-paysages iodés »
« Bruit rose », le nom de sa série, fait référence à ce bruit que l’on entend quand on colle un coquillage sur son oreille. En escapade le long des côtes normandes, de Senneville-sur-Fécamp au Mont-Saint-Michel, Cloé a photographié cette « biodiversité incroyable » que l’on trouve sur l’estran.

Ces « rejets de la mer » laissés par les marées qui chaque jour « redessinent la plage ». Une frontière entre mer et terre « où chaque vague dépose un nouveau trésor iodé : des mollusques, des lichens et des anémones forment des micro-paysages poétiques et vibrants », décrit l’équipe des Franciscaines.
Dans ses photos, la photographe évoque aussi bien « la violence des vagues » que la découverte de toute cette vie qui fourmille dans cette zone balayée par les marées. Des « micro-paysages iodés », comme le décrit l’équipe du festival, qui fascinent. « J’ai été assez impressionnée par la résilience que ces êtres vivants ont développée pour ne pas respirer pendant plusieurs heures », insiste la photographe.

Quatre autres regards
Au-delà de ce premier projet, quatre autres photographes du tremplin jeunes talents permettent de découvrir d’autres regards posés sur la Normandie.
Originaire d’Italie, Nicola Fioravanti a fait dialoguer architecture et paysage pour révéler « toutes les teintes normandes ».
De son côté, Maximilien Schaeffer explore les occasions manquées, les souvenirs et l’absence d’un éphémère été dans sa série C’était l’été, entre joie et mélancolie. Marie Wengler, elle, explore le lien subtil entre la Normandie et la Scandinavie qui partagent un héritage historique commun : les Vikings. Enfin, Rachel Seidu, artiste visuelle originaire du Nigéria, a dressé un parallèle entre son pays d’origine et la France sur les questions de genre. Autant de regards et d’histoires sur un territoire et sa société.
Expositions du festival Planches contact, jusqu’au 5 janvier, en plein air, au Point de Vue et aux Franciscaines, à Deauville. Plus d’informations sur le site : planchescontact.fr.Jusqu’au 5 janvier, le public est également invité à voter pour son favori parmi les œuvres du tremplin jeunes talents exposées au Point de Vue, à Deauville.
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