
C’est une gare qui en a vu passer, des voyageurs pressés de filer vers Paris ou la mer. Mais depuis ce jeudi, la gare de Trouville-Deauville accueille aussi un Columbus Café flambant neuf. Un projet un peu fou porté par trois garçons du coin, Robin Fossé en tête, épaulé par Louis-Marie Tillier et Thomas Robert.
Un lieu où on peut rester pour profiter
Trois copains, un appel d’offres repéré par hasard et une idée simple : « On voulait redonner vie à ce lieu magnifique, tout en créant un endroit vraiment fait pour nous », résume Robin, 26 ans, Deauvillais pur jus, et premier directeur de ce Columbus nouvelle version.
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Pendant un an, il a fallu négocier chaque détail avec l’Architecte des Bâtiments de France. « La gare est classée. Impossible de poser un néon comme on veut ou de casser un mur. On a dû composer, respecter le cachet, négocier chaque couleur, chaque meuble. C’est pour ça qu’on ouvre avec un an de retard ! » sourit Robin, pas peu fier du résultat : murs bleu punchy, boiseries conservées, banquettes confortables, chaises jaunes et bleues pour casser la rigueur, un grand comptoir et une salle de réunion qui pourra accueillir séminaires et des réunions en tous genres.
Car ici, tout est pensé pour devenir plus qu’un simple café de gare. « Bien sûr qu’on veut servir les voyageurs : on ouvre à 7 heures pile, on colle aux premiers trains. Mais on vise aussi les lycéens, les jeunes actifs, ceux qui veulent travailler ailleurs qu’à la maison, manger vite fait à midi, prendre un café en révisant… On veut un lieu où on peut rester, pas juste un comptoir à café », raconte Robin.
« Pas un clone de Starbucks »
Et dans l’assiette ? Des muffins, c’est la signature Columbus. Mais pas que :
On prépare aussi des bagels, des sandwiches chiabatta, des salades gourmandes, et côté sucré, on a des cookies, des brownies, tout est fait le matin par nos baristas.
À boire ? « On a la gamme complète : espresso, cappuccino, frappé, chai latte, matcha… Et bien sûr, tout est fait maison, et français. C’est ça qu’on voulait : pas un clone de Starbucks mais un Columbus, ça reste une franchise française. »
Pour Robin, l’idée est claire : faire de la gare « un refuge ». Un endroit où on se croise, où les voyageurs de passage côtoient les habitués du quartier, où on peut poser son ordinateur, ses sacs, ses valises grâce à la bagagerie, et traîner un peu plus que prévu. « Moi j’ai fait mes études ici, et c’est vrai qu’à Deauville, on manquait d’un vrai café pour rester, bosser ou juste discuter sans se sentir pressé de partir. Maintenant, on l’a », sourit Robin.
Derrière le comptoir, ils sont déjà sept à faire tourner la boutique, sept jeunes embauchés pour la saison. « Et on verra si on ajuste encore », glisse Robin, un œil sur ses collègues déjà affairés à aligner gobelets, muffins du matin et café fumant. À l’heure où les trains filent vers Paris et où les touristes reviennent de la plage, un Columbus, ici, c’est peut-être une gare qui change de visage. Et un petit air de modernité dans un monument du passé.
Ouvert tous les jours de 7 h à 19 h.
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