Les 10 plus belles expos de l’été à ne pas manquer

Les peintres et leur mer à Deauville

Le Mickey constellé de fausses concrétions subaquatiques de Damien Hirst, La Sirène et le Poète, de Gustave Moreau, un scaphandre venu du XIXe siècle (et de Marseille), La Main aux algues et aux coquillages, d’Émile Gallé, les planches du biologiste Ernst Haeckel, inventeur du mot « écologie », les jungles de laminaires de Nicolas Floc’h, mais aussi la trop méconnue Marine bleue, effet de vagues (vers 1893), de Georges Lacombe où se marie l’esthétique des nabis, les réminiscences mythologiques (l’écume d’Aphrodite et les ocelles de paon d’Héra), et les influences des grands maîtres japonais de l’estampe…

La newsletter culture

Tous les mercredis à 16h

Recevez l’actualité culturelle de la semaine à ne pas manquer ainsi que les Enquêtes, décryptages, portraits, tendances…

Merci !
Votre inscription a bien été prise en compte avec l’adresse email :

Pour découvrir toutes nos autres newsletters, rendez-vous ici : MonCompte

En vous inscrivant, vous acceptez les conditions générales d’utilisations et notre politique de confidentialité.

Aux Franciscaines de Deauville, sur une scénographie de Constance Guisset, le toujours stimulant Jean de Loisy retrace l’émerveillement qui, depuis le XVIIIe siècle, a saisi les artistes et les scientifiques (qui sont parfois les mêmes !) face à la révélation du monde marin et sous-marin…  C. O.-D.-B.

« Bleu profond. L’océan révélé », Les Franciscaines, Deauville (Calvados), jusqu’au 21 septembre (catalogue aux éditions In Fine, 152 p., 29 €).

Transatlantiques au Havre

On ne cache pas notre perplexité en découvrant qu’un nouveau géant des mers, le Star of the Seas, cinq fois plus lourd que le Titanic, doté de 40 bars et restaurants, emportera prochainement à son bord près de 10 000 êtres humains. Et en apprenant que la part des paquebots capables d’accueillir plus de 4 000 passagers (le Titanic, c’était 2 000) devrait atteindre, d’ici à 2028, 15 % de l’ensemble de la flotte mondiale. Dans un monde qui perd le sens de la mesure, on ne saurait donc trop conseiller à ceux qui aiment vraiment les voyages en mer la spectaculaire exposition Paquebots 1913-1942, une esthétique transatlantique qui vient d’ouvrir au MuMa, au Havre.

Tout n’y est que luxe, calme et volupté, et retour à une époque où voguer sur l’océan était indissociable d’un certain art, et pas seulement « de vivre ». Sur le mythique Normandie, lancé en 1935, pas d’« aqua park » à toboggan multi-étage et buffets pantagruéliques all inclusive, mais un fumoir avec panneaux en laque conçus par Jean Dunand et une piscine intérieure ornée de mosaïques de la manufacture de Sèvres. D

ans « paquebot », il y avait « beau », et les lignes seules de ces chefs-d’œuvre d’architecture fuselée suffisaient à inspirer les artistes, de Raoul Dufy à Fernand Léger, de Cendrars à Supervielle – « Un paquebot dans sa chaudière / Brûle les chaînes de la terre» Affiches, tableaux, mobilier réunis au MuMa en sont la démonstration éclatante. Nostalgie ? Et alors !  C. O.-D-B.

« Paquebots 1913-1942, une esthétique transatlantique », MuMa Le Havre (Seine-Maritime), jusqu’au 21 septembre.

Art gonflé au Grand Palais

De poétiques bulles remplies de brume imaginées par le duo Azusa Murakami et Alexander Groves. Des milliers d’ampoules suspendues par l’artiste mexicano-canadien Rafael Lozano-Hemmer, qui clignotent au rythme, envoûtant, de votre propre cœur. Des phylactères transparents gonflés à l’hélium, des sacs-poubelles se gonflant et expirant comme des poumons humains, des ballons de toutes tailles vous emportant dans un genre de vortex totalement déstabilisant.

L’art gonflable en vingt œuvres monumentales abritées sous les verrières du magique Grand Palais : le jour où on a visité cette exposition d’art contemporain complètement dingue, à la limite du parc d’attractions, les adultes riaient comme des gosses et les enfants poussaient des cris de joie…  V. M.

« Euphoria : Art in the Air », au Grand Palais, à Paris, jusqu’au 7 septembre.

En rêvant et en écrivant dans le Calvados

Comme elles sont pimpantes, les couvertures de « l’hebdomadaire des romans-photos » (1955-1957) intitulé Rêve ! Voilà l’une des surprises que réserve cette exposition de l’abbaye d’Ardenne, qui abrite l’Institut mémoires de l’édition contemporaine (Imec).

Ces Fragments du rêve donnent surtout à voir comment, sous bien des formes, les écrivains ont consigné cette matière onirique…« […] une nuit, je rêvais que je me promenais dans une rue ; brusquement j’apercevais ma mère penchée à une fenêtre ; je courais vers elle ; elle tendait vers moi ses deux mains, deux mains qui étaient bleues ; je les appelais des mains de beau temps. J’eus la certitude à ce moment-là que je reviendrais de l’enfer concentrationnaire », écrit Jean Cayrol, dans le tapuscrit de ses Rêves concentrationnaires, exposé chronologiquement, parmi les 156 documents, issus de 52 fonds d’archives, dessins, photos, etc., par Claire Paulhan, commissaire.

Dans son Journal, Béatrix Beck, qui se disait « guidée par le songe », transcrit de sa grande écriture enfantine des visions qui sont déjà des poèmes. Édouard Levé reconstitue ses rêves en photos, tandis qu’Hervé Guibert les note sur une nappe de restaurant. Et Pierre Pachet en remplit un cahier. À cette « boutique obscure », comme Perec avait nommé son recueil de 124 rêves, s’ajoutent des films prêtés par le Centre Pompidou, chefs-d’œuvre des collections allant de Maya Deren à Joseph Cornell. Olivier Schefer, invité à explorer « le lieu de l’archive », signe ce livre « qui manquait à notre bibliothèque, celui des rêves que nous faisons ».  V. M. L. M.

« Fragments du rêve », à l’Imec, abbaye d’Ardenne, à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, près de Caen (Calvados), jusqu’au 30 novembre.

Cézanne en sa demeure

« Quand on est né là-bas, c’est foutu, rien ne vous dit plus »,a écrit Cézanne à son ami Philippe Solari. Né à Aix, en 1839, le peintre n’a cessé de s’inspirer de cette ville et des paysages environnants. En cette année aixoise dite « Cézanne 2025 » s’ouvre au public la bastide du Jas de Bouffan, demeure familiale où Cézanne vécut et peignit durant quarante ans. Et où l’on vient de découvrir de nouveaux fragments peints à même les murs du grand salon ! L’exposition du musée Granet choisit justement le Jas de Bouffan comme laboratoire d’une œuvre en présentant plus de 100 toiles et dessins, venus du monde entier. Alentour, plusieurs autres sites exposent aussi des paysages du peintre de la Sainte-Victoire. V. M. L. M.

« Cézanne au Jas de Bouffan », Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 12 octobre. cezanne2025.com

La reine Bretécher à Angoulême

Chaque semaine, de 1973 à 1981, elle a tendu aux lecteurs du Nouvel Obs le miroir tendre de leurs obsessions, de leurs renoncements, de leur endogamie tellement hilarante. Et ses Frustrés, quarante ans plus tard, n’ont pas pris une ride… Chroniqueuse surdouée de son temps, femme libre dans un monde de la BD à l’époque exclusivement masculin, Claire Bretécher (1940-2020) méritait depuis longtemps une rétrospective.

À tous ceux qui trouvent aujourd’hui encore, dans les aventures d’Agrippine, de Cellulite ou de Docteur Ventouse, le remède absolu à la morosité ambiante, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image fait un cadeau inouï : une exposition de 200 œuvres (planches originales, illustrations, peintures) et de multiples archives imprimées et audiovisuelles. V. M.

« Signé Bretécher », Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Angoulême (Charente), jusqu’au 8 mars 2026.

Technicolor à Monte-Carlo

Un vert toxique pour la chair, un rouge criard pour le fond : la palette pop de Martial Raysse fait voler en éclats l’élégance poudrée d’Ingres, et l’odalisque se métamorphose en icône mi-défigurée, mi-souriante, rejeton d’une époque saturée de slogans publicitaires. Tout comme l’œuvre de Raysse, une centaine de chefs-d’œuvre issus du Centre Pompidou – de Sonia Delaunay à Jean-Michel Basquiat, de Vassily Kandinsky à Henri Matisse, en passant par Pablo Picasso et Amedeo Modigliani – sont réunis au sein de l’exposition pour raconter l’histoire moderne de la couleur. Point d’orgue du parcours : sept salles monochromes où chaque couleur rencontre son atmosphère sonore et son parfum imaginé par la maison Fragonard. Le regard, l’oreille, l’odorat : tout est convoqué pour explorer l’audace chromatique des artistes modernes. A. D.

« Couleurs », au Grimaldi Forum Monaco, à Monte-Carlo, principauté de Monaco, jusqu’au 31 août.

Prendre la vague à Nantes

Vagues, bien sûr, mais aussi rivières, lacs, pluie, cascades… Toute sa vie, le peintre japonais Hokusai (1760-1849) a inlassablement tenté de représenter l’eau, ses mouvements, scintillements, tourbillons. Construite à partir des collections du musée Hokusai de la petite ville d’Obuse, où le maître séjourna longuement, cette exposition explore, entre autres thèmes, l’obsession aquatique du « vieillard fou de dessin », dont on n’a pas fini de découvrir la prolifique production. Parmi les 160 œuvres présentées cet été au château des ducs de Bretagne, à Nantes, 40 n’étaient encore jamais sorties du Japon… V. M.

« Hokusai (1760-1849), chefs-d’œuvre du musée Okusai-kan d’Obuse », musée d’Histoire de Nantes, château des ducs de Bretagne, à Nantes (Loire-Atlantique), jusqu’au 7 septembre.

Les yeux au ciel à Marseille

C’est le grand spectacle de l’été, gratuit, sublime, une toile naturelle qui fascine toutes les époques, toutes les générations. Mais que comprend-on, qu’imagine-t-on du ciel étoilé ? Comment, depuis l’Antiquité, les sociétés du bassin méditerranéen ont-elles interprété, représenté, documenté les astres ? Manuscrits, globes célestes, instruments d’observation, fresques, dessins, peintures, le Mucem de Marseille a eu la formidable idée de réunir plus de 400 œuvres, dont 200 prêts exceptionnels, pour interroger notre lien à la voûte céleste. Événement : le tableau L’Astronome, de Johannes Vermeer, quittera pour l’occasion les cimaises du musée du Louvre et sera exposé pour la première fois en France hors de la capitale. V. M.

« Lire le ciel. Sous les étoiles en Méditerranée », au Mucem, à Marseille (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 5 janvier 2026.

Génie de marbre à Versailles

Le visage fier, le torse bombé, la crinière en cascade… Louis XIV n’a jamais paru aussi vivant que dans le chef-d’œuvre du Bernin. Pour la première fois depuis trois siècles, le mythique Buste de Louis XIV descend de son piédestal, salon Diane, pour se donner à voir à hauteur d’homme, dans l’écrin somptueux de l’appartement de la Dauphine à Versailles.


À Découvrir



Le Kangourou du jour

Répondre



Une occasion rare d’approcher au plus près ce monument de marbre blanc, né du séjour de Gian Lorenzo Bernini à Paris en 1665, qui nécessitera 13 séances de pose et plus de trois mois de travail. L’exposition ressuscite l’effervescence de cette rencontre historique : portraits d’époque, bustes papaux, tableaux glorifiant le souverain français… Tout ici célèbre l’art mis au service de la majesté. A. D.

« Le Génie et la majesté. Louis XIV par Le Bernin », au château de Versailles (Yvelines), jusqu’au 28 septembre.


Cette chronique se veut produite du mieux possible. Vous pouvez utiliser les coordonnées inscrites sur le site web dans l’objectif d’indiquer des précisions sur ce post qui parle du thème «  ». Le site deauville-info.com vous soumet de lire ce post autour du thème «  ». deauville-info.com est une plateforme numérique qui archive différentes actualités publiées sur le net dont le domaine principal est «  ». Consultez notre site deauville-info.com et nos réseaux sociaux dans l’optique d’être au courant des nouvelles publications.

DEAUVILLE-INFO
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.