
À Deauville (Calvados), il y a les adresses connues et celles qui le deviennent par hasard. La maison d’Annie et François appartient à la seconde catégorie. Élégante sans ostentation, ouverte sur un jardin baigné de lumière, meublée avec goût, elle respire la confiance. Et c’est là, tout près de la librairie de David Ezvan, que Nicolas Sarkozy trouva, le temps d’une dédicace, un refuge inattendu.
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La première fois, ambiance polar
« Le jour J, raconte Annie, on aurait dit qu’il avait un contrat sur la tête. Rue barrée, fourgon blindé, policiers en gilet pare-balles, bikers immenses dressés en mur. Tout était codé, minuté. »
Le signal convenu fut donné : deux pouces levés, et le président traversa.
Il entra souriant, après deux heures de signatures. Son regard balaya la maison : « Mais madame, quelle maison, quelle maison ! Vous êtes tellement bien placés à Deauville. Et ce jardin… »
Monsieur le Président, je vous remercie… mais ma maison n’est pas à vendre.
La glace était rompue. François, discret, veillait dans un coin, Annie ouvrait grand les baies vitrées. « J’avais juste oublié de ranger le tuyau d’arrosage » sourit-elle. Alors, très Molière, elle désigna : « Les commodités, monsieur le président, sont au fond du jardin. » Avant de conclure malicieusement : « Finalement, je suis un peu la dame pipi des Sarkozy. »
Politesse présidentielle, quelques selfies, un merci franc, et l’homme d’État reprit sa route. « Pas du tout le même en privé que dans l’arène publique. Ici, il soufflait. »
Louis, le fils, arrive à moto
Quelques années plus tard, c’est Louis Sarkozy qui arriva, casque sous le bras, sac à dos en bandoulière. « Beau gosse, bien élevé, mais un peu étourdi », se souvient Annie. Il gare sa moto devant la librairie, puis, sans façon, commence à se changer… dans le jardin. Sourire indulgent : « Non, non, les toilettes sont au fond » rappelle Annie. François observe, amusé.
Le jeune homme ressort impeccable en chemise blanche, curieux de la tapisserie de Bayeux et d’histoire médiévale. « Très poli, très aimable. On sent chez lui, comme chez son père, une vivacité d’esprit qui impressionne. »
Un havre discret
De fil en aiguille, la maison d’Annie et François est devenue un sas de confiance, un « back-up » improvisé, une oasis où les barrières tombent. David le libraire avait vu juste : il fallait un lieu où sourire et chaleur l’emportent sur le protocole.
« Ici, dit Annie, ils savent qu’ils peuvent souffler. On oublie l’Étiquette. Parfois, j’ai l’impression qu’on fait presque partie de la famille. »
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