C’est un endroit symbolique pour célébrer la Libération de Deauville, dont le nom est plus qu’évocateur : le pont des Belges. C’est ici que la brigade Piron s’est arrêtée après avoir libéré Deauville, le 22 août 1944. C’est ici que la Ville a organisé une cérémonie pour fêter le 80e anniversaire de l’événement, ce jeudi 22 août 2024, en fin d’après-midi. Car si le pont relie Deauville à Trouville, c’est bien de la première dont il s’est essentiellement agi : l’ouvrage ayant été dynamité par les Allemands, ce n’est que deux jours plus tard, le 24 août, que Trouville fut délivrée de l’occupant.
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« Nous sommes vraiment très heureux, chers amis belges, de vous recevoir et de vous revoir, a ainsi lancé Philippe Béhuet, le troisième adjoint deauvillais. Ici, nous aimons tellement la Belgique que deux citoyennes belges sont élues au conseil municipal ! »
Présents pour toutes les commémorations de la Côte fleurie, les vétérans de la brigade Piron Henri D’Oultremont et André Liégeois ont été honorés, tout comme Xavier Verzin, absent pour raison de santé comme à Villers dans la matinée.

Un hommage appuyé a aussi été rendu aux différentes associations ayant rendu possibles ces commémorations, regroupées autour de Jacques Marie, le maire de Benerville-sur-Mer et président de l’association À la mémoire des combattants de la brigade Piron. « Tout ce qui s’est passé ici, les assassinats, la terreur, est enfoui dans les mémoires familiales ou s’est effacé avec le temps. Nous ne devons pas l’oublier et nous ne l’oublierons pas. »
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La délégation paralympique australienne invitée
Invitée à assister à la cérémonie et assise dans le carré des vétérans, la délégation paralympique australienne de dressage, qui s’entraîne à Deauville avant les Jeux, a été saluée par l’adjoint. Et notamment Stella Barton, dont le grand-père a participé aux opérations comme mécanicien de guerre.

Avant les dépôts de gerbes, le colonel de l’armée de l’air belge Jacques Luyckx, fils de vétéran de la brigade, a évoqué la symbolique du « pont de l’union, qui représente l’union des communes, mais aussi des pays et des générations ». Avec une mention particulière pour Deauville et Trouville, « deux communes particulièrement accueillantes envers les Belges. Vous, les Normands, vous aimez les Belges, et on vous aime aussi ! »

Le chanteur lyrique Stanny Leroy était donc un merveilleux symbole pour entonner la Marseillaise et la Brabançonne, l’hymne belge, en fin de cérémonie. « Je suis Belge, mais je vis à Tourgéville, alors c’est forcément particulier pour moi. »
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Le Normand d’adoption a en outre appris cette partie de l’histoire de son pays grâce au pont des Belges. « Je n’avais jamais entendu parler de la brigade Piron en Belgique. Quand j’ai fait le rapport entre les Belges, la brigade Piron et la libération de la Côte fleurie, j’ai déposé ma candidature pour chanter pour le 80e anniversaire. Je rêvais de pouvoir chanter ici ! » Un rêve exaucé, et une prestation applaudie par les centaines de personnes présentes.
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