Stratège respecté de l’hippisme mondial, cet homme d’une rare élégance intellectuelle demeurait aussi profondément attaché à la Côte fleurie, et particulièrement à Deauville, dont il avait choisi d’enrichir le patrimoine culturel par une donation exceptionnelle aux Franciscaines.
Dans l’univers feutré mais exigeant des courses de galop, Louis Romanet appartenait à ces personnalités qui traversent les décennies en laissant une empreinte durable. Son nom, familier de tous les acteurs de la filière, restera associé à l’une des grandes périodes de modernisation et d’internationalisation des courses françaises.
Une place centrale dans l’organisation du galop français
Issu d’une famille étroitement liée à l’histoire de l’hippisme, il s’engage très tôt dans les institutions qui structurent ce monde singulier où se croisent sport, économie et tradition. Après avoir occupé plusieurs fonctions au sein de la Société d’Encouragement, il prend une place centrale dans l’organisation du galop français avant d’accéder à la direction générale de France Galop.
À ce poste, qu’il occupe jusqu’en 2007, Louis Romanet accompagne une période de profondes mutations. Les courses françaises doivent alors s’adapter à une concurrence internationale de plus en plus vive. Programmes, infrastructures et stratégies de développement évoluent afin de préserver le rang de la France parmi les grandes nations du galop.
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Parmi les initiatives marquantes de cette époque figure notamment le partenariat conclu avec le Qatar autour du Prix de l’Arc de Triomphe. Cette alliance donnera à l’épreuve reine de Longchamp une dimension financière et médiatique nouvelle, consolidant sa place au sommet du calendrier mondial.
Une carrière qui s’est jouée sur la scène internationale
Mais l’influence de Louis Romanet dépasse largement les frontières françaises. Dès 1994, il devient président de la Fédération internationale des autorités hippiques. Dans ce rôle de véritable diplomate des courses, il s’emploie pendant près de 30 ans à rapprocher les institutions nationales, à harmoniser les règlements et à défendre l’intégrité des compétitions. Sous son impulsion, la coopération internationale s’intensifie et la voix de la France demeure particulièrement respectée dans les grandes décisions qui structurent l’hippisme mondial.

Grand amateur d’art et collectionneur passionné
Si sa carrière s’est souvent jouée sur la scène internationale, Louis Romanet entretenait un lien profond avec la Côte fleurie et avec Deauville, capitale estivale des courses françaises. C’est dans cet environnement familier des hippodromes et de la culture équestre qu’il avait choisi de vivre et de transmettre une part importante de ce qui avait nourri sa vie.
Grand amateur d’art et collectionneur passionné, il avait constitué au fil des années, avec son épouse Isabel, un ensemble remarquable consacré au cheval, aux courses et aux paysages de la côte normande. La disparition de celle-ci en 2013 marqua un tournant personnel. Le couple n’ayant pas d’enfants, Louis Romanet prit alors la décision de donner à cette collection un destin public.
Un geste généreux pour les Franciscaines
Il choisit Deauville et le projet des Franciscaines, convaincu que ce lieu consacré aux arts et au patrimoine offrirait à ces œuvres un écrin à la hauteur de leur valeur historique et culturelle. Plusieurs milliers de pièces : peintures, dessins, ouvrages rares, affiches et documents iconographiques, rejoignirent ainsi les collections de l’établissement.
Par ce geste généreux, Louis Romanet souhaitait transmettre à la ville qui incarne depuis plus d’un siècle la culture des courses en France une mémoire artistique et documentaire unique autour du cheval.
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Son attachement à la région se manifestait aussi à une échelle plus locale. En 2007, à l’heure de quitter la direction de France Galop, il acquiert une maison à Saint-Arnoult avec l’idée de s’y établir et de briguer la mairie de la commune. Le maire sortant, Ghislain Hardy, ne se représentant pas, il apparaît alors comme le successeur naturel. Mais au terme d’une campagne serrée, l’entraîneur de galopeurs François Pedrono l’emporte finalement d’un nez, une arrivée digne des plus palpitantes fins de course.
Louis Romanet restera néanmoins très attaché à la commune, où il s’engagera notamment au sein de l’association de la chapelle de Saint-Arnoult, dont il fut administrateur et bienfaiteur.
Amateur d’art et fin connaisseur de l’univers hippique
Homme d’institutions, amateur d’art et fin connaisseur de l’univers hippique, Louis Romanet aura consacré sa vie à faire rayonner l’excellence des courses françaises. Entre Deauville et les grandes places internationales de l’hippisme, son parcours aura épousé l’histoire contemporaine du galop.
Son souvenir demeurera longtemps présent sur les hippodromes, dans les institutions qu’il a façonnées et désormais aussi dans les collections des Franciscaines, où une part de la mémoire des courses continue de vivre.
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