Cet été, l’histoire de l’hippodrome de Deauville-La Touques continue de s’écrire d’une belle manière. Tout au long du mois d’août, à l’occasion du Meeting de Deauville, les visiteurs ont la possibilité d’écrire un petit mot à leur proche sur des cartes postales dont France Galop se charge de l’envoi. L’occasion de célébrer l’anniversaire de l’hippodrome inauguré en 1864 par le Duc de Morny, mais aussi de mettre en lumière la collection d’un passionné, Philippe Lucas, qui depuis plus de 30 ans, collecte des cartes postales contant la riche histoire des hippodromes de France.
Plus de 30 ans de travail dans les hippodromes
Si aujourd’hui ce retraité est passionné par ces hippodromes, c’est que ce natif de Beaumont-en-Auge les a fréquentés pendant près de 35 ans pour le travail. Déjà enfant, sa famille gravite autour du monde du cheval. « Mon père était maçon et il faisait aussi de la maçonnerie dans les haras, comme le haras du Quesnay et du Bouquetot. Moi, ça m’arrivait d’aller avec lui quand j’étais enfant. Ma mère avait aussi travaillé au haras de la Barberie », raconte celui qui vit aujourd’hui en Eure-et-Loir.
En grandissant, Philippe travaille comme saisonnier à l’hippodrome de Deauville, en 1984, avant de décrocher un emploi d’électricien à l’hippodrome de Longchamp, en février 1985. « J’y suis resté jusqu’en 2019, en travaillant aussi parfois à Chantilly et Deauville car l’organisation n’était pas la même à l’époque. Au fil du temps, j’ai évolué en m’occupant pour les réseaux de TV et l’audiovisuel », raconte-t-il.
1 200 cartes postales représentant 350 hippodromes
C’est en travaillant sur place que sa passion des hippodromes est née. « Je trouve que ce sont des endroits formidables », sourit-il avec passion. Ainsi, progressivement, il s’est mis à collectionner les cartes postales contant l’histoire de ces temples des courses, les dénichant notamment dans les brocantes. « Plus récemment, j’ai aussi racheté une collection importante de cartes postales qui appartenait à Gérard Randi qui a travaillé sur les hippodromes de 1954 à 1985. Il avait la même passion que moi ».

Ses cartes postales sont venues compléter celles de Philippe qui, désormais, en compte environ 1 200. « Ce sont des cartes postales représentant environ 350 hippodromes différents, parmi eux il y en a beaucoup qui ont disparu », explique-t-il, donnant l’exemple de celui de Mortagne-au-Perche dont les tribunes existent toujours, mais plus l’hippodrome ou celui de Pont-l’Évêque… transféré ensuite à Clairefontaine.

« Les courses c’est quand même une activité qui a un riche passé », considère-t-il. Pour lui, sa collection raconte des histoires. Celles de lieux, parfois donc disparus, mais aussi d’époques.
Ce qui m’intéresse avec ces cartes postales ce sont les bâtiments, mais aussi les styles vestimentaires des gens, les habitudes de la société de l’époque, l’évolution par rapport à aujourd’hui.
Un projet mené en famille
Pour ce passionné, pas question de garder cachées ses cartes postales. Animé par l’envie de partager son petit trésor, Philippe s’était lancé dans cette mission, d’abord en animant une page Twitter, puis un compte Instagram dédié à ces illustrations qu’il publiait sur ces réseaux sociaux.
Avec l’achat de la collection de Gérard Randi, le projet a évolué et grandi, et pour cela, il s’est entouré de sa famille, notamment de sa fille, Camille, qui travaille dans une agence de communication dans les chevaux et le golf intitulée Nana de la Com. « On a eu vraiment l’envie de porter le projet de Gérard Randi et de valoriser cette riche histoire des hippodromes », explique sa fille de 27 ans.
Un projet de livre a alors éclos. « Le but n’est pas de montrer toutes les cartes, mais d’en sélectionner environ 200 qui racontent des choses », indique Philippe Lucas. Pour les textes, ce dernier s’est tourné vers un autre membre de sa famille, son neveu Maxime Julien. « Il est docteur en géographie et il a fait sa thèse sur l’élevage en Normandie ». Il s’occupera de rédiger les textes qui accompagneront les cartes postales.
Ça n’est pas un livre d’histoire dans les détails, mais l’idée c’est d’avoir des textes qui permettent de poser un contexte, de relater l’esprit de l’époque.
Si tout se déroule bien, le livre pourrait voir le jour d’ici la fin de l’année. Philippe Lucas se réjouit : « Je suis emballé par cette idée de livre, car mon but c’est vraiment de partager. Je ne voulais pas que ça reste dans des classeurs ».

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