« C’est LE grand photographe de sport, la référence mondiale en la matière », insiste Agnès Vergez, directrice artistique du Deauville Sport Images Festival.
Au cœur du hangar de la Presqu’île de Deauville, nouveau lieu d’exposition, on y découvre les clichés qui ont fait le succès de ce photographe américain. Des compositions extraordinaires qui racontent de grands moments de l’histoire du sport à travers les sports américains et les événements sportifs internationaux.
Sa première couverture à 19 ans
« Tout a commencé lorsqu’il était adolescent, quand il photographiait le sport en poussant des fauteuils de spectateurs handicapés au bord des terrains », raconte Thierry Grillet, écrivain. « À 16 ans, il publie sa première photo dans Sports Illustrated », complète la directrice artistique. Une première parution complétée, à 18 ans, par une embauche dans ce grand magazine sportif, puis à 19 ans, par sa première couverture.

Sur ses photos, on croise Tiger Woods ou encore le footballeur Pelé porté en triomphe par le public après la victoire du Brésil en finale de la Coupe du monde de 1970, le nageur Mark Spitz, mais aussi et surtout le boxeur Mohamed Ali qu’il a photographié plus de 60 fois et « qu’il a suivi des premiers pas sur les rings à sa mort », raconte Thierry Grillet qui ajoute : « Partout où il faut être avec une précision de l’instant, Neil Leifer a son rond de serviette ». Un « invité permanent au grand banquet des victoires avec ses images transformées en posters ».
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Des compositions incroyables
Parmi ses nombreux clichés de Mohamed Ali, certains impressionnent par leur composition. Notamment celle prise en 1966 à l’Astrodome de Houston, lors du championnat du monde des lourds, lors du KO de Mohamed Ali sur Cleveland Williams. Une œuvre d’une construction graphique parfaite où le photographe a su se placer au bon endroit. Lui-même reconnaissait que ce cliché incarnait sa « seule vraie fierté de photographe ». À la différence d’autres, Neil Leifer s’est placé au niveau de la rampe d’éclairage installée assez haut pour lui permettre de photographier le ring, de saisir le KO à la perfection, mais aussi les premiers rangs de spectateurs. « La composition est extraordinaire originale, c’est une photo qui est devenue mythique », sourit Agnès Vergez.

L’œil aiguisé de Neil Leifer se lit aussi sur cette photo du président John Fitzgerald Kennedy assistant à un match de baseball à Washington, en 1961, entre les Washington Senators et les Chicago White Sox. « Autour de lui, les autres ont des lunettes avec des reflets. Lui, sans lunettes, ressort. C’est ça qui est fou avec cette photo ».
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Sur une autre photographie exposée, avec un objectif fisheye, allongé par terre, il prend l’équipe de baseball. « Si Neil Leifer est l’un des plus grands photographes de sport c’est qu’il avait véritablement le génie de bien se placer, de changer d’angle de vue ». Thierry Grillet conclut : « Ses audaces photographiques, sa signature, ont engendré des clichés inimaginables. Aucun doute : Neil Leifer est le maître ».
Jusqu’au 21 septembre, dans le hangar de la Presqu’île, à Deauville. Entrée libre.
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