
« Pouvoir mettre une de mes peintures sur un terrain de basket, je ne pouvais pas rêver mieux. Ce sont mes deux passions qui prennent vie en un projet, c’est extraordinaire », sourit Richard Billant.
Baskets au pied et survêtement de l’Équipe de France, ce Normand de 65 ans est à l’aise sur son terrain de jeu préféré, que ça soit pour jouer avec un ballon…ou désormais y apposer ses couleurs.
Car si on connait bien ce Caennais pour sa belle carrière d’entraîneur, on sait moins que derrière cette passion ardente du basket, à 5 ou à 3, se cache aussi une belle patte d’artiste.
Une âme créative qu’il met au service du nouveau terrain de 3×3, installé au stade du commandant Hébert, qui sera recouvert d’une fresque inspirée d’un de ses tableaux peint en 2020.
Comme j’ai ma double casquette, je n’ai pas la même sensibilité : je veux faire quelque chose de beau, mais aussi et surtout fonctionnel pour les joueurs, ça n’est pas un tableau dans un musée.
Déambulant sur le terrain comme en séance d’entraînement, il détaille : « La zone restrictive où on ne doit pas rester plus de 3 secondes doit se distinguer du reste, comme pour la ligne des lancers francs ou celle des trois points. J’ai donc joué avec les couleurs et évité de multiplier les tracés ».
Des toiles de sport
Biberonné au Caen BC dès son plus jeune âge, Richard Billant a foulé les terrains de basket comme entraîneur pendant de nombreuses années. De son club de cœur caennais à l’équipe de France des moins de 20 ans en passant par l’Insep, il a entraîné de grands basketteurs comme Boris Diaw ou Tony Parker. Son amour pour le basket n’a jamais failli, et sa passion a même retrouvé une seconde jeunesse quand il s’est lancé dans l’aventure du basket 3×3, il y a plus de 10 ans.
Artiste sur les terrains, Richard Billant l’est aussi derrière ses toiles, donnant naissance à des peintures. Une autre passion qu’il a aussi embrassée dès son plus jeune âge. « Gamin, j’adorais déjà dessiner à l’école », raconte-t-il. Autodidacte, il a retrouvé plaisir à peindre quand sa femme attendait son fils, en 1998. De fil en aiguille, il s’y est remis plus intensément, et ne s’est plus arrêté. D’abord en s’amusant à reprendre de grands classiques des impressionnistes qu’il « adore », ensuite en trouvant son style, dans la lignée d’un artiste pour qui il a eu un coup de cœur, Jean-Michel Atlan. « On me dit souvent que mes tableaux ressemblent à des vitraux », sourit le Caennais, évoquant ces aplats de couleurs délimités de noir « pour faire ressortir les couleurs ».
Un style bien trouvé, mais aussi un thème. Et sans surprise, Richard a fait de son autre passion, le sport, sa principale source d’inspiration. « Ce qui m’intéresse, c’est le mouvement des sportifs, leurs silhouettes », décrit-il, avec passion. Les gestes des basketteurs, mais pas seulement. « J’ai peint sur le foot, le rugby, le golf, le volley ou encore l’équitation », énumère-t-il, faisant défiler ses tableaux sur son téléphone.
« Ce qui me guide, c’est la créativité »
Si pour Richard Billant, peindre sur un terrain de basket est « un rêve qui prend forme », c’est aussi parce qu’il a consacré sa vie à ce sport, dans toute sa diversité.
Un terrain de 3×3, c’est un lieu de rencontre, de beau jeu, un lieu formateur où l’on peut aussi s’essayer au basket quand on débute. Ça me touche beaucoup de mettre ma patte sur un terrain d’une discipline qui me tient tant à cœur.
En effet, depuis 2012, ce Normand s’est consacré au basket 3×3. « La Fédération avait envie de reprendre le concept du streetball pour en faire une discipline extraordinaire, je me suis lancé dans l’aventure », sourit celui qui a accompagné le développement de cette discipline, notamment en entraînant les équipes de France de 2012 à 2021.
Aujourd’hui, il continue d’être un véritable ambassadeur du 3×3, notamment en Afrique où il continue de démocratiser ce sport avec ardeur et de partager son expérience.
Au 3×3, j’aime la vitesse du jeu, la simplicité, l’authenticité et l’ambiance. Et puis, il y a aussi une vraie créativité sur le terrain.
Une créativité qui le guide dans tous les projets qu’il mène, des terrains de basket à ses toiles. « Que ça soit pour aider à développer une discipline, pour entraîner ou pour peindre, j’adore créer, c’est ce qui me guide. Un grand artiste, comme un grand sportif, c’est quelqu’un de créatif ».
Un travail collectif
Pour faire cette fresque, Richard Billant s’est entouré. D’abord de son fils Alan, qui travaille dans le graphisme, qui l’a aidé à modéliser son tableau sur ordinateur.
Mais aussi de Maeva, Jean-François et Swen, les peintres du collectif parisien Peint À La Main (PALM) composé de nombreux artistes, qui sont venus peindre la fresque de l’artiste sur le terrain.
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