
Convoqué à l’audience du 11 décembre 2025 pour répondre d’outrage et de rébellion en récidive, un habitant de Touques (Calvados) qui ne s’était pas présenté au tribunal avait été condamné par défaut à 8 mois de prison. Il a été jugé en comparution immédiate lundi 22 décembre 2025 pour des faits semblables et également pour violence, toujours en récidive légale.
Vendredi 19 décembre 2025 vers 19 heures, l’homme de 26 ans qui a bu une bouteille de whisky dans l’après-midi fait irruption dans une boulangerie de Deauville (Calvados). Manifestement ivre, il injurie les personnes présentes puis menace de passer derrière le comptoir pour en découdre, avant de s’en prendre à un employé auquel il porte plusieurs coups de poing.
Incontrôlable
Ce dernier, légèrement blessé au visage et à un bras, parvient à le mettre dehors. Peu de temps après, l’homme qui est revenu à l’assaut dans le magasin est interpellé en flagrance par les policiers de Deauville et conduit au commissariat.
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Quatre fonctionnaires n’échapperont pas à un déferlement d’injures pendant une dizaine de minutes, comme en attestent leurs caméras-piétons. Le prévenu continue dans la salle de garde à vue où il jette des objets sur le sol avant de lancer : « Ramasse sale chien ! » Il lui est également reproché d’avoir mis le feu au matelas de la cellule avec son briquet, provoquant un dégât léger.
Victime de railleries ?
Depuis le box des prévenus, l’homme dit ne pas se souvenir « vraiment » des faits mais les regretter « terriblement ». Il lui revient toutefois en mémoire que des personnes qui se trouvent dans la boulangerie semblaient se moquer de sa démarche chancelante. Ce qui a provoqué sa colère.
Finalement, il se risque à dire qu’un tel comportement ne lui ressemble pas. « Votre casier judiciaire dit un peu le contraire », riposte immédiatement la présidente Anne-Laure Bergère. En effet, il a déjà été condamné une dizaine de fois, notamment pour des faits semblables.
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Il écope de 10 mois de prison dont 6 assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans, comportant l’obligation de travail et de suivre des soins psychologiques et en lien avec son addiction à l’alcool. Le tribunal ordonne son maintien en détention « en raison des risques d’important de récidive ». Il devra verser 150 € à chacun des quatre policiers et 800 € pour leur frais d’avocat.
Alcoolisme « génétique »
Ayant invoqué un alcoolisme « génétique » – précisant que sa mère chez qui il a fixé son adresse buvait elle-même beaucoup -, il s’est privé de la possibilité de bénéficier d’un aménagement de peine ab initio (lorsque l’aménagement de peine est décidé au moment du prononcé de la peine) sous forme de bracelet électronique.
Et pour cause, les magistrats ont considéré que le prévenu ayant l’obligation de suivre des soins en lien avec son alcoolisme, il ne bénéficierait pas d’un entourage favorable.
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