Un gendarme de la Garde Républicaine jugé pour des sévices sur les chevaux du poste de Deauville

« Un coup violent sur le bout du nez d’Enez. Une claque sur le ventre d’Hannibal. Un coup de fourche dans les flancs de Déclic« . La présidente du tribunal énumère un par un les sévices infligés aux cinq chevaux du poste de Deauville. Il y a aussi Cardinal poussé avec le pic de la fourche, Eliot qui prend une claque pour ne pas être entré assez vite dans le van, Enez, qui refuse de franchir un cours d’eau, frappé et insulté « il n’y a pas de civils, je pouvoir te latter la gueule » lui aurait lancé le prévenu.

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« Faits rapportés, insiste le procureur, par des témoins directs. » Ils sont cinq sur les huit militaires qui compte cette unité de la Garde Républicaine. « Ils sont parfois deux à avoir assisté à la même scène, cela montre une répétition du comportement« .

A la barre, le prévenu fait valoir son droit au silence. Puis il finit par expliquer sa passion pour le cheval depuis qu’il a 4 ans, sa formation aux méthodes douces. « Je suis écœuré par ces accusations » lâche-t-il. Son avocat dénonce la jalousie de ses collègues, et « une enquête à charge après des allégations de gendarmes, menée par des gendarmes auprès de gendarmes« .

Le procureur se montre lui inquiet face à un prévenu qui ne reconnait rien, et risque de recommencer. Il requiert quatre mois de prison avec sursis et l’interdiction d’exercer l’activité de gendarme à cheval pendant trois ans. Mais pas d’interdiction de détenir des animaux. Le prévenu tient un centre équestre dans le Pays d’Auge avec son épouse.

Il faut condamner « un comportement abject et lâche » réclament les cinq associations de défense animale présentes à l’audience, « surtout de la part d’un militaire d’une institution prestigieuse qui fait l’honneur de la France« . Des associations qui réclament au total une dizaine de milliers de dommages et intérêts.

Egalement présente au tribunal, une collègue du prévenu, à qui ce dernier a asséné une claque sur les fesses en rentrant dans le bureau. A l’époque, elle n’avait pas souhaité porter plainte. A l’audience, elle reste sur sa position, mais se constitue partie civile.

Le tribunal de Lisieux a mis sa décision en délibéré, et la rendra le 5 décembre 2023.

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