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Depuis plusieurs semaines, les Normands et visiteurs peuvent découvrir la vingtaine de projets photographiques exposés aux quatre coins de Deauville (Calvados), en plein air mais aussi aux Franciscaines et au Point de Vue.
Si son ADN deauvillaise est indéniable, Planches Contact partage sa création photo au-delà des frontières normandes. Depuis le 6 novembre, et jusqu’au 8 décembre, le festival s’installe aussi à Paris, pour la première édition de Réseau LUX, au cœur de la Poste Rodier. « On a lancé à Arles un réseau avec d’autres festivals de photo en France, avec l’idée de créer une sorte de communauté d’échange, d’entraide », présente Laura Serani, directrice artistique du festival Planches Contact.
Un réseau professionnel qui œuvre ainsi à la diffusion, la transmission et la valorisation de la photographie. C’est dans ce cadre qu’une première exposition se tient actuellement à Paris. Une nouvelle occasion de faire rayonner le festival deauvillais qui ne cesse de grandir.
Des photographes de précédentes éditions
Dans un espace qui est dédié à Planches Contact, les organisateurs du festival vont mettre en lumière les travaux photographiques de Jacopo Benassi, Olivier Culmann, Henri Kisielewski et Max Pam, photographes invités au festival deauvillais en 2022 ou 2023. « C’est une belle opportunité et c’est important, ça permet d’exporter le festival, de faire tourner les expositions des photographes passés par Planches contact, de donner de l’ampleur au festival. On amène Deauville à Paris », se réjouit Laura Serani.
Deauville à Paris, à l’image du travail d’Olivier Culmann réalisé dans les couloirs et bureaux des administrations normandes, notamment aux Archives de Deauville.

Deauville comme point de départ
Responsable du pôle photographique des Franciscaines, Camille Binelli complète : « Les liens que l’on crée avec les photographes se tissent sur le long terme, c’est un lien qui continue d’exister après le festival ». En « agrandissant » la famille d’artistes chaque année, des projets naissent à Deauville. « Par exemple, le photographe et plasticien George Rousse qui avait exposé à Deauville en 2022 expose à Brest dans un lieu ouvert par d’autres photographes, Anne-Laure Maison et Michel Cam, venus en résidence à Planches Contact cette même année ». Des projets, à l’image aussi de celui de Omar Victor Diop et de Lee Shulman de The Anonymous Project, deux artistes qui ont exposé à Planches Contact, qui, ensemble, ont conçu un nouveau projet Being There, donnant lieu à un livre et une exposition. « Beaucoup de connexions se créent, et le festival et Deauville continuent à vivre dans la suite des projets des artistes », conclut Camille Binelli.
Planches contact, jusqu’au 5 janvier à Deauville. Exposition au Réseau LUX, La Poste Rodier, 30-32 rue Louise-Emilie de la Tour d’Auvergne, Paris 9e, jusqu’au 8 décembre.
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