Deauville : avec son exploration de la Touques, Naïma Lecomte remporte le Prix du jury de Planches Contact

C’est une balade documentaire au bord de la Touques, au rythme de la marche et de l’observation, que dévoile Naïma Lecomte dans sa série « Ce qui borde ».

« Avant de commencer la résidence, je n’étais jamais venue en Normandie. Je me suis dit qu’il fallait que je trouve un sujet qui me permettrait de découvrir un territoire que je ne connaissais pas », raconte la photographe qui a reçu le Prix du jury de la jeune création photographique du festival Planches Contact, à Deauville (Calvados).

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À la rencontre des gens, en bord de Touques

Ainsi, munie de son appareil photo argentique, la photographe a décidé de suivre le cours de la Touques, ce fleuve séparant Trouville et Deauville, qui prend sa source dans l’Orne. Un fleuve qui a pu façonner l’identité des villes qu’elle traverse. « L’idée n’était pas d’épuiser le sujet et de longer tous les bords de la Touques, mais plutôt de me laisser porter au rythme de la marche, des endroits que je découvrais », explique-t-elle.

Ainsi, sur ses photos, certains endroits reviennent davantage, comme Lisieux et Pont-l’Évêque. « J’y ai rencontré des gens qui avaient des habitudes en bord de Touques. Sans les prévenir, quand je revenais en résidence, je pouvais les recroiser », raconte la photographe qui apprécie ainsi rendre compte de ces rencontres et scènes quotidiennes « Pour moi c’est aussi une manière d’ouvrir des discussions, d’aller à la rencontre des gens. Souvent, le territoire m’amène à la vie des gens qui l’habitent ».

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Trois autres projets à découvrir

« C’est un très bon cru cette année », se réjouit Lionel Charrier, co-directeur artistique, à propos des travaux des quatre lauréats de la jeune création photographique.

Parmi les trois autres lauréats du Prix, on retrouve Anaïs Ondet qui a fait un projet sur « Les filles d’ici, celles qui n’ont pas peur du calme ». Une continuité de son travail dans les milieux ruraux, « pour offrir une autre représentation, loin des clichés ». La photographe est partie à la rencontre de ces jeunes filles qui vivent dans des zones intermédiaires, ni tout à fait urbaines, ni entièrement rurales. « C’étaient des rencontres parfois au hasard, sur leurs lieux de sociabilité comme les stades de foot, les fêtes, les événements sportifs… Elles m’ont permis de rencontrer le territoire ». Une démarche qui lui a permis de saisir leur quotidien, leurs questionnements, leurs aspirations. « Ce qui m’a marqué en arrivant, c’était le calme. En les rencontrant, je me suis rendu compte qu’elles ne s’ennuyaient pas, qu’elles n’avaient pas peur du calme ».

Anaïs Ondet, Planches Contact
Anaïs Ondet, Planches Contact, Deauville. ©MM Remoleur

Pour sa série « Nexus », Jérémy Appert a lui travaillé sur le culte du corps musclé. « Je me suis intéressé au lien entre l’homme et la machine, à la figure du cyborg, explique-t-il. À l’heure où le muscle devient obsolète, où les lignes de production sont automatisées, je trouvais que les salles de musculation étaient ce lieu où l’homme fait union avec la machine. Le tout pour répondre à des enjeux sociétaux de désir, de conformité, mais aussi de transcendance ». Un regard et un « défi formel et plastique », puisqu’à l’image des « machines qui poussent le corps dans ses limites », le photographe a poussé son appareil dans ses limites. Des images en noir et gris fascinent. « Le rendu est exceptionnel », félicite Lionel Charrier.

Jérémy Appert, Planches Contact, Deauville
Jérémy Appert, Planches Contact, Deauville ©MM Remoleur

Enfin, Simon Bouillère a travaillé sur le football et son ancrage populaire, partant de l’histoire de la soule, ancêtre normand du football, pour atteindre celle du club du Havre et d’autres de la région. « Le foot est arrivé par le port, par des marins anglais. Dans mon projet, je suis donc reparti du port, suivant un container, pour nous amener jusqu’au parking du stade », précise le photographe, intéressé par « l’empreinte sociale profonde » du football. En photographiant les abords du stade, mais aussi le territoire dans lequel il s’inscrit. Il mentionne notamment les stades modernes construits davantage en périphérie, moins ouverts sur des quartiers. On y voit aussi la tribune de Pont-l’Évêque, « pour photographier les traces de vie en dehors des moments de match, véritables espaces de sociabilité ».

Simon Bouillère, Planches Contact, Deauville
Simon Bouillère, Planches Contact, Deauville ©MM Remoleur

Expositions à retrouver aux Franciscaines, jusqu’au 4 janvier. Tarifs : 13 € (plein), 8 € (abonnés) ou 5 € (jeune et solidaire). Une urne est installée à la fin de l’exposition aux Franciscaines, permettant à chacun de voter pour son jeune talent préféré.

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