Deauville : après des mois d’écriture avec Zadig Hamroune, des jeunes vont partager leurs mots sur scène

Avec l’envie de « partager le plaisir d’écrire », pendant plus d’un an, l’écrivain Zadig Hamroune a noué des liens solides avec les Franciscaines, à Deauville (Calvados), où il était en résidence, et avec les jeunes du territoire.

Des liens tissés au gré des mots écrits sur des feuilles blanches lors des ateliers menés auprès de ces adolescents de différents horizons. D’abord, auprès de jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance qui évoluent au sein des Caillouets, centre d’éducation et de formation niché sur le Mont Canisy. « Au sein de ces ateliers, il y a aussi bien des jeunes allophones que d’autres qui connaissent un peu le français, précise l’écrivain normand. Ils ont écrit des textes qui questionnent leur rapport à Deauville au regard de leur expérience de l’exil, à travers l’évocation de leur pays d’origine, sous forme poétique ». Avec émotion et fierté, Zadig Hamroune confie : « Ils ont écrit des textes magnifiques. Ils sont courts, denses. Ils m’ont fait trembler ».

En parallèle, l’écrivain a également mené des ateliers auprès d’adolescents scolarisés à Maurois, avec des classes de collège et des lycéens de seconde. Des jeunes qui se retrouveront tous sur scène, jeudi 21 mai 2026, aux Franciscaines, pour partager leurs mots d’ados.

Artiste associé aux Franciscaines, à Deauville, Zadig Hamroune propose des ateliers d'écriture.
Artiste associé aux Franciscaines, l’écrivain normand Zadig Hamroune a proposé des ateliers d’écriture à différents publics. ©MM Remoleur

Une restitution sur scène

« Sur scène il y aura une petite trentaine de jeunes, sur la base du volontariat », avance l’écrivain. Pour préparer la restitution de leurs textes à la Chapelle et s’initier à l’art de la lecture à voix haute, ces jeunes ont été accompagnés par la metteuse en scène Joanne Genini.

« On a bien collaboré, on a vu les jeunes régulièrement ils se sont bien prêtés au jeu », se réjouit Zadig pour qui ces moments de « mise en espace » permettent aussi de « se faire rencontrer ces groupes pour qu’ils partagent leurs expériences et la scène ». Une rencontre qui s’est tissée naturellement. « Ça a été très beau, ceux qui participent ont une belle ouverture, nous étions très émus », souligne-t-il.

Vidéos : en ce moment sur Actu

Du lien de la solidarité et de l’inclusivité

« Au cœur de la dramaturgie de cette restitution, on se demande pourquoi on écrit », souffle Zadig. Une écriture « pour questionner », en sortant du cadre pour apprendre à vraiment connaître l’autre. « On écrit aussi pour parler de son intimité », poursuit l’écrivain, rappelant que cette thématique était au cœur de la programmation des Franciscaines, il y a quelques mois. Une intimité qui permet à ces jeunes de parler d’identité, de leur double ou encore de leurs souvenirs d’enfance. Des mots qui jouent avec différentes écritures poétiques, de l’acrostiche à la prose, en valsant parfois aussi avec le slam poétique, permettant de trouver un autre rapport à la langue, moins figé, plus sensoriel.

À lire aussi

« Ces ateliers d’écriture permettent de créer du lien social, de la solidarité et de l’inclusivité », insiste l’écrivain, bercé par cette envie de créer de la rencontre avec les mots et la langue, terreau du vivre-ensemble. Des ateliers de vie, qui permettent de «travailler sur l’acceptation de l’autre, de son identité ».

Un appel à l’ouverture qu’il partage dans ses propres textes, à l’image de son poème Assez ! qui se clôture ainsi : « Le racisme est immonde, l’ignare est un barbare. La beauté n’est ni prérogative, ni tare ». Zadig raconte : « Je les ai fait rentrer dans mon atelier, en leur montrant aussi ma propre pratique. Ce poème illustre bien à la fois l’esprit des ateliers, mais aussi l’envie d’aller vers des formes poétiques contemporaines. On reprend la tradition pour la moderniser, comme les Franciscaines en fin de compte ». Un établissement culturel que ces jeunes ont appris à investir. « Ces ateliers sont aussi un outil pour inciter les jeunes de Maurois ou des Caillouets à fréquenter les Franciscaines ». Et malgré la difficulté à passer le pas de la porte, « on constate d’ores et déjà que c’est le cas, que les jeunes se sont approprié le lieu », sourit l’écrivain. « Ils ont compris l’esprit du lieu qui se veut être un lieu de vie ». Une place où « les jeunes sont acteurs de la culture ».

À lire aussi

Restitution publique des ateliers d’écriture, le jeudi 21 mai, à 15 h 15 et 18 h 30.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

Cette chronique se veut produite du mieux possible. Vous pouvez utiliser les coordonnées inscrites sur le site web dans l’objectif d’indiquer des précisions sur ce post qui parle du thème «  ». Le site deauville-info.com vous soumet de lire ce post autour du thème «  ». deauville-info.com est une plateforme numérique qui archive différentes actualités publiées sur le net dont le domaine principal est «  ». Consultez notre site deauville-info.com et nos réseaux sociaux dans l’optique d’être au courant des nouvelles publications.

DEAUVILLE-INFO
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.