CHRONIQUE – La grand-messe du cinéma américain tient le coup, affronte les caprices de stars et la météo.
Même la géographie s’y met. « Deauville : les Hamptons françaises » proclame un magazine de tourisme. La formule est bien trouvée. Elle s’accorde avec le Festival du cinéma américain. La 52e édition a été marquée par une tempête, quelques gouttes de pluie, de timides rayons de soleil. Le tapis rouge était humide. La Normandie a l’habitude. Le public s’abritait dans les salles. Les attendaient des shérifs et des paumés, des vendeuses et des drogués, le pianiste Bill Evans (quiconque ne l’a pas entendu accompagner Sinatra chantant Empty Tables sera condamné à se passer en boucle un coffret Richard Clayderman) et Bruce Dern, à qui un documentaire était consacré. On y apprenait ce qu’était une « dernsie ». À Hollywood, l’expression a fait florès. Il s’agit, devant la caméra, de prononcer une réplique ou de faire un geste qui ne figure pas dans le scénario. Bruce Dern reste dans les mémoires pour avoir tué John Wayne dans Les Cowboys. Pour couronner le tout, il lui tirait dans…
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