Quand les photographes de L’Équipe prennent de la hauteur… cela donne une exposition originale visible sur la place Chanel, sur la Presqu’île de Deauville (Calvados), dans le cadre du Deauville Sport Images Festival.
« Pour documenter et raconter les événements sportifs, les photographes, comme tous les journalistes de L’Équipe, cherchent le meilleur angle, rappelle François Gilles, rédacteur en chef photo du quotidien sportif. La prise de vue en plongée, depuis les tribunes, en hélicoptère, par drone ou via des robots télécommandés, révèle une dimension exceptionnelle du spectacle sportif ».
Cet envol des prises de vues lors d’événements sportifs, toutes disciplines confondues, se raconte dans cette exposition où l’œil est autant attiré par la dimension documentaire qu’artistique des clichés. « Sur beaucoup de ces photos, le sportif devient quasi anonyme, ça change par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir. C’est une autre dimension plus esthétique de la photo de sport ».
À lire aussi
« La plus pure et spectaculaire »
Que l’on soit au-dessus d’un champ de courses, d’une piste d’athlétisme, d’un bassin de nage ou du parquet d’un terrain de basket, la hauteur apporte un plus. « Cette perspective aérienne confère une majesté unique aux décors, sublime le geste athlétique et offre une esthétique saisissante grâce à des fonds épurés, souvent libérés des distractions publicitaires. Ces images captent l’essence même du sport dans sa dimension la plus pure et spectaculaire », note François Gilles.
À lire aussi

Pour le rédacteur en chef photo, c’est « la production des photos prisée au robot pendant les Jeux olympiques » qui a donné l’envie de monter cette exposition, même si tous les clichés exposés n’ont pas été saisis à l’aide de robots télécommandés, loin de là. « L’idée c’était de montrer une autre dimension de la photo sportive. Nos photographes ont ce talent particulier à faire ce pas de côté et prendre de la distance, de la hauteur », poursuit François Gilles qui raconte le dispositif d’appareils photos télécommandés installés pendant les Jeux olympiques de Paris : « On en avait quatre en hauteur et un sous l’eau pendant les JO. Un seul photographe était en charge : Bernard Papon, qui lui était au centre de presse et pouvait jouer avec le joystick et piloter l’appareil sur 360 degrés ».
À lire aussi
L’œil et la technologie
Cette dimension technologique se retrouve au cœur de différentes expositions du festival, comme celle dédiée aux JO sur les lais de mer où un cliché semble avoir été pris du ciel. « Un robot a été installé au-dessus des anneaux, c’est un appareil fixé sur une structure, et le photographe le commande à distance, peut faire ses réglages à l’aide d’un joystick », explique Martin Bureau. Une révolution technologique qui, pour le chef photo de l’AFP, n’entrave en rien la patte du créateur : « Le photographe ce n’est pas forcément celui qui est juste derrière le viseur, c’est celui qui déclenche la photo, qui va choisir de la prendre à ce moment-là ».
François Gilles complète : « Il y a la technologie, mais il y a l’œil et le savoir-faire du photographe qui joue sur les cadrages, les vitesses. Rien ne remplace l’œil et le bon emplacement du photographe ».
Jusqu’au 21 septembre, sur la place Gabrielle Chanel, à Deauville. Accès libre.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
Cette chronique se veut produite du mieux possible. Vous pouvez utiliser les coordonnées inscrites sur le site web dans l’objectif d’indiquer des précisions sur ce post qui parle du thème « ». Le site deauville-info.com vous soumet de lire ce post autour du thème « ». deauville-info.com est une plateforme numérique qui archive différentes actualités publiées sur le net dont le domaine principal est « ». Consultez notre site deauville-info.com et nos réseaux sociaux dans l’optique d’être au courant des nouvelles publications.